Robert Auger : 18 décembre 2024

Robert Auger

 

Robert Dewfall Auger naquit à Québec, où il passa une enfance heureuse et où, près des plaines d’Abraham, il se découvrit une passion pour la course à pied qui ne le quitta jamais. Il fit ses études au Collège jésuite de Québec, puis étudia le droit à l’Université Laval. Robert fut admis au Barreau du Québec en 1968 et entra au service diplomatique canadien. Il fut d’abord affecté à la Mission permanente du Canada auprès des Nations Unies à Genève, où il travailla au droit maritime international. Après avoir passé quelques années au consulat canadien au Maroc, il fut détaché au Bureau du Conseil privé à Ottawa pour aider à rédiger la nouvelle loi canadienne sur l’accès à l’information, qui entra en vigueur en 1982.

Le chapitre suivant de la vie de Robert le vit rejoindre le CRDI en tant que secrétaire et avocat général. Après avoir quitté le Centre en 1996, Robert, avec son épouse, Anne Whyte, ancienne directrice générale du CRDI, créa une petite société de conseil qui menait des recherches et fournissait des conseils aux ONG et aux gouvernements des pays du Sud. L’une de ses tâches juridiques les plus difficiles consista à aider à mettre en place des réseaux internationaux d’organismes travaillant à des problèmes communs, tels que les maladies dévastatrices des cultures vivrières ou la lutte contre la pauvreté et l’isolement des populations montagnardes, afin qu’elles puissent apprendre les unes des autres même si elles étaient situées loin les unes des autres, dans des régions géographiques et politiques différentes du monde.

Au cours des 20 années suivantes, entre leurs missions à l’étranger en Afrique, en Amérique latine et en Asie, Robert et Anne rénovèrent leur ferme de 1868 située dans l’est rural de l’Ontario, construisirent des clôtures autour de champs aux sols très caillouteux, creusèrent des étangs, déplacèrent des rochers intempestifs et créèrent un jardin de marais pour un chœur de grenouilles locales. Et, miracle des miracles, ils devinrent propriétaires d’un ancien terrain boisé rempli d’arbres indigènes et de fleurs sauvages, traversé par un ruisseau à castors et enjambé par un pont couvert. Robert passait des heures dans le bois et ne le quitta que lorsqu’Anne et lui prirent leur retraite pour s’installer à Victoria en 2011.

À Victoria, Robert continua de cultiver son amour de la course à pied et du plein air. Il participait régulièrement à des courses locales, en particulier le 10 km de Victoria, et à des activités d’observation d’oiseaux. Il fut bénévole auprès du BC Beached Bird Survey (programme d’étude des oiseaux échoués en Colombie-Britannique) et, pendant de nombreuses années, il parcourut chaque mois la plage de Cadboro Bay pour observer les oiseaux. Il adhéra à un groupe, qu’il dirigea par la suite, de randonneurs qui s’appelait les Green Adventurers (les aventuriers verts, car ils utilisaient les transports publics autant que possible pour se rendre à leurs randonnées hebdomadaires).

Robert était un naturaliste et un citoyen scientifique né, ainsi qu’un observateur attentif du monde naturel et humain. Il aimait également suivre des cours de conversation en espagnol à Victoria lorsqu’il ne passait pas les mois d’hiver au Mexique à discuter avec ses nouveaux amis lors de ses incursions quotidiennes dans les champs et les montagnes d’Oaxaca. Il adorait la musique ranchera mexicaine, qui, selon lui, l’avait aidé à apprendre le subjonctif en espagnol. Malgré ses talents et ses nombreux centres d’intérêt, c’était un homme modeste avec un côté espiègle que peu de gens voyaient, à moins d’être l’un de ces étrangers perplexes qui s’arrêtaient dans la rue en se demandant pourquoi cet homme de grande taille leur faisait signe en passant.

Robert était un père et un grand-père aimable et doux, aimé de toute sa famille, à qui il servait de modèle, lui montrant comment être quelqu’un de bon, d’attentionné, à l’écoute, solidaire et qui ne jugeait jamais. Robert est décédé paisiblement chez lui à Victoria, entouré de sa famille et avec sa femme, Anne, à ses côtés.

Veuillez envisager de faire un don à Birds Canada ou à l’organisme de bienfaisance de votre choix en sa mémoire.

Bulletin 80
Avril 2026