
Je connais David depuis environ 40 ans. Il était un jeune diplomate quand on s’est rencontrés. Je dirigeais Condition féminine Canada. Nous avions une bonne charge de travail international. Au fil des décennies, j’ai admiré la compétence et la dextérité intellectuelle de David. Sa gentillesse envers les jeunes collègues et les jeunes professionnels brillants était légendaire, y compris envers ma fille qui faisait des études supérieures à la SOAS [à Londres] quand David était à Oxford. Il l’a incluse dans des cercles d’amis et collègues en politique étrangère fascinants et qu’elle n’aurait probablement pas rencontrés sans l’introduction de David. Elle est devenue diplomate à l’ONU. David a été une source d’inspiration.
Et bien sûr, David m’a suivi au CRDI. Beaucoup de dimanches matin, il passait chez moi pour un café et jaser pendant qu’il s’installait au CRDI.
Je suis profondément attristé par sa mort, mais ce n’était pas une surprise. En effet, c’était un peu plus tard que prévu. En octobre dernier, j’ai rendu visite à David en Victoria. Il était en retard pour le dîner et arriva un peu essoufflé. Avant de reprendre son souffle, il annonça : « J’ai réservé l’aide médicale à mourir pour le 7 novembre. » Il avait reçu un diagnostic d’Alzheimer et, ayant vu des amis et membres de sa famille dans cette souffrance insupportable, il n’allait pas les suivre. Quel courage. C’était tout ce que je pouvais dire : « Tu es très courageux. » Oui, David était courageux. Il était aussi perspicace, déterminé et généreux. Beaucoup d’entre vous le connaissaient comme président du CRDI. Pour moi, c’était un grand ami et il va me manquer.
Maureen O’Neil
Président du CRDI, 1997-2008
Bulletin 79
Janvier 2026
